Que pasa en Chilito?

Après 6 mois passés au Chili, il est dur de revenir en France, où l'actualité chilienne est pour le moins discrète. On ajoutera à la critique de nos médias déjà souffreteux leur négligence de l'actualité internationale. A moins que ce ne soit l'égocentrisme français qui soit à l'oeuvre?
Mais je ne doute pas que vous ferez mentir cet adage, travers d'autant plus condamnable qu'à force de se regarder le nombril on finit par tourner en rond.
Voilà donc enfin concrétisée l'idée d'un blog consacrée à l'actualité de ce pays, basé sur les diverses versions internet des journaux chiliens.

Le but n'est pas d'être exhaustif, mais de mettre en avant quelques évènements de la vie politique, sociale, culturelle ou économique du pays, de manière décontractée et dynamique.
L'objectif est de mettre à jour chaque semaine par au moins un article.


Ce blog va être déplacé bientôt vers une plateforme blog indépendante.

Chavez accuse le sénat chilien de fascisme; Bachelet prépare une visite au Vénézuela et envisage de s'allier au président vénézuélien

samedi 14 avril 2007, 20:37

Alors que Michelle Bachelet doit se déplacer après-demain au Vénézuéla, celle-ci a durement répondu aux attaques du président vénézuélien contre la volonté du sénat chilien de protester contre le non-renouvellement de la concession de la télévision vénézuélienne Radio Caracas Télévision. Le projet est porté par des sénateurs de droite, faisant partie de l'Allianza, ainsi que par trois sénateurs démocrate-chrétiens qui eux font partie de la coalition centre-gauche de la Concertation. "C'est la même droite qui a appuyé le coup d'Etat contre Allende", a affirmé hier Hugo Chavez, "La droite chilienne, la même qui a appuyé le plan Condor, est l'extrême-droite fasciste." Des propos qu'il a répété aujourd'hui.

A 16h, Michelle Bachelet a répondu de La Moneda au président vénézuélien. "LE sénat mérite le respect de tous les pays et à parfaitement le droit de faire des déclarations autonomes sur quelque sujet que se soit. Elle a déclaré attendre un "traité réciproque" de la part du gouvernement Chavez et donc que la relation bilatérale ne "devait pas être entachée de gestes qui vont dans des directions opposées."

Celà n'empêche pas Michelle Bachelet d'envisager s'unir à la dissidence du leader vénézuélien.

Nouvel épisode des difficultés du Transantiago

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jeudi 22 février 2007, 16:38

Comme je vous disais, le Transantiago et ses soucis sont la source d'article la plus importante pour le site du Mercurio (Emol) en ce moment.

Aujourd'hui, plusieurs associations de citoyens se sont réunies à l'arrêt de métro Escuela Militar (à l'entrée du quartier de Las Condes, le plus riche du pays. Nous lui dédions un petit album http://chiri.apinc.org/santiagodechile/index.html ).
Des rouleaux de papier ont été étendus sur le sol, sur lesquels les utilisateurs se défoulent. Le but de l'évènement: amener les réclamations à La Moneda (l'élysée chilien, photo ici http://chiri.apinc.org/photossantiago/page1.html ), qui selon l'organisateur de l'évènement Sergio Sepulveda "n'écoute pas les gens, alors  on espère qu'elle les lira".

http://emol.com
http://es.wikipedia.org/wiki/Transantiago
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Le naissance difficile du Transantiago: les micros font de la résistance

jeudi 15 février 2007, 10:49

Le Transantiago est un plan initié par le gouvernement de Ricardo Lagos (Président socialiste, 2002/2006) qui vise à rendre public et à moderniser les moyens de transports de la capitale chilienne, Santiago. L'objectif étant de créer un système plus efficace que le fouillis actuel,
également moins polluant et bruyant que les redoutables "micros" jaunes (photo ci-contre).

Les micros laissent toujours un souvenir marquant à ceux qui ont séjourné à Santiago. Elles font partie du folklore, mais en même temps elles sont insupporables.

Autant dire qu'il s'agit d'un plan extrêmement important, un immense progrès écologique, un bond de la qualité de vie, un pas de plus du Chili vers le statut de pays développé.

Nous avons assisté aux grands débuts du transantiago lors de notre séjour, le 22 octobre 2005. Déjà, l'accueil avait été mitigé, les utilisateurs se plaignant de la lenteur -relative- des nouveaux bus (photo ci-contre). Leur hauteur les avait également rendu impropre sur certains parcours.
Cliquez pour agrandir l'imageIl semble que le plan transantiago n'ait toujours pas convaincu la population et qu'il est encore régulièrement confronté à des difficultés sérieuses d'application. Il n'en faut pas plus pour que le gouvernement Lagos soit accusé de l'avoir mis en place dans la précipitation. Le gouvernement actuel se débrouille comme il peut pour limiter les dégats, permettant par exemple le transport gratuit dans tous les bus la semaine dernière.

Vraisemblablement bientôt un nouvel épisode de l'aventure du Transantiago sur Emol...

http://www.transantiagoinforma.cl/
http://emol.com
http://es.wikipedia.org/wiki/Transantiago

Photos M.B.

Jour national de la piscola: Nationalisme, commerce et tord-boyaux

jeudi 8 février 2007, 21:25

Jour national  de la "piscola": NATIONALISME, COMMERCE ET TORD-BOYAUX

La piscola est un des cocktails les plus populaires au Chili. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un mélange de pisco (1/4) et de boisson au goût coca, aggrémentée de quelques glaçons, calor oblige. La boisson au goût cola de la multinationale gringo n'est pas obligatoire, bien sûr.

En 2003, les producteurs de pisco chilien ont décrété le 8 février "Jour national de la Piscola" dans le but de promouvoir leur tord-boyaux et en "réponse à une offensive péruvienne pour s'approprier l'origine de la liqueur", s'énerve un journaliste de La Tercera.
Les producteurs péruviens avaient, provocation suprême, décrété le premier février "jour du Pisco Saur", dans le but de promouvoir leur industrie.

La fête nationale du Piscola a été lancée par Capel, principal producteur de pisco au Chili. Fête purement commerciale, occasion supplémentaire de se "murger", Emol, l'édition en ligne du Mercurio, fait sous couvert de nationalisme la publicité à peine déguisée de cette journée, incitant les chiliens à graver cette date dans leur mémoire collective. Difficile, à la lecture de cet article promotionnel, de savoir si la fête est suivie ailleurs que dans les discothèques. L'impression générale que donne la lecture des différents articles est celle d'une fête relativement artificielle, créé à des fins nationalistes et commerciales et qui n'a pas encore accroché réellement dans la population.
L'article de terra.com abonde en se sens.

Le vieil antagonisme péruvo-chilien n'a pas fini de se cristalliser sur la primordiale question de la paternité du Pisco, tel un vieux couple qui ressasse la même vieille histoire...

L'épicentre du jour du piscola est la quatrième région, celle de Coquimbo, aux portes de la vallée de l'Elquii ou se produit le Pisco chilien.


Sources
www.emol.com
www.latercera.cl
www.lacuarta.cl
www.terra.com.do/noticias/articulo/html/act131417.htm

Photo
Emol

En plus:
Publicité; comment faire une Piscola
http://www.youtube.com/watch?v=M1PzS5rs5T4
En bonus, des chiliens et des péruviens qui s'insultent dans les commentaires. Mais qu'ils sont bêtes.

A propos de mon Blog

Voilà, je me lance! J'essaierais d'apporter des contributions le plus souvent possible, sur différents aspects de l'actualité chilienne/ 
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Blog: raison d'être, mode d'emploi

jeudi 22 février 2007, 16:45

Ce blog à plusieurs vocations. L'une d'elle est de faire découvrir la société chilienne. Ainsi, les articles sont émaillés de petites note à caractère "pédagogique".

Parfois, je suis un peu taquin, ironique envers ces chers chiliens - mon père est né là-bas et y a vécu 33 ans avant de s'exiler en 1974. La distance et le recul le permet, et qui aime bien châtie bien. 


Brecjnak Team - Mélodie Breton/Adrien Potocnjak-VaillantCliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS